![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Place de la République ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
Tabac et journaux des filles de Lucien Chaubet, Marielle et Nadine. Occupe les deux vitrines de droite, de part et d’autre de la porte cochère. Avant il y a eu la quincaillerie Segonne/Carboneau, la quincaillerie Merle et la quincaillerie Calvet.
Ex poissonnerie Fourcade d’Albine Fourcade, dite « La Babelette ». Ex poissonnerie Delmas, dite « La pel rouge ».
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Ex charcuterie de René Gabarrou. Ex épicerie Lauze avant Gabarrou. Lauze a ensuite déménagé rue Victor Hugo. À gauche il y avait l’épicerie de Mathilde et Élie Chaubet, arrières grands parents de Marielle et Nadine tenant le tabac-presse l’Alhumétur. Ces bâtiment (Chaubet) ont été démolis en 1984 pour construire les bureaux du « Trésor Public » et des logements. Sur les photos prises après démolition, on remarquera, sur la première, l’immeuble de l’ancienne mairie et un morceau de son magnifique portail qui avaient échappé aux démolisseurs. Provisoirement.
René Pont après son père Alphonse. Cycles & articles de pêche et de chasse, aussi concessionnaire Butagaz. Ancien café de Maria Montès ?
Articles de pêche, etc. Mme Escargueil qui a succédé à René Pont. Anciennement poissonnerie « À la Marée » de « Baraquet » et son épouse Reine Caussidéry, et magasin de vente de fruits et légumes.
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Philippine Fau. Fleuriste (2 Grand’Rue). Et ex mercerie « Le Gagne Petit » (9 Place de la République).
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Ex magasin « Le Gagne Petit » de M. & Mme Balsa. Mercerie. M. Fassi a pris la suite. Lisou Nicol (Borie) y était vendeuse. Ex « Petit Paris » de Mme Pinard. Aurait aussi abrité une épicerie « Étoile du Midi », voir image de droite.
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René Pont avec et après son père Alphonse et sa mère Cécile. Armes, cycles & articles de pêche et de chasse, aussi concessionnaire Butagaz. Vendait beaucoup d’asticots pour la pêche. Avant Pont il y avait le bureau de tabac de M. Courtade auquel Mme Vals a succédé.
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Ex pharmacie de Gaston Prévost après Rey-Dussert.
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Café « Le Glacier » qui occupe les deux vitrines de gauche de l’ancienne quincaillerie Calvet.
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ex Place Royale - ex Place Nationale
La place de la République, c’est notre place de l’Étoile à nous, gens de Quillan. Je n’ai pas parlé des réjouissances à l’occasion des fêtes nationales pour ne pas évoquer la guerre 39-45 et les heures noires de ma jeunesse.
Je ne puis oublier la Halle, c'était un bâtiment métallique, style Pavillon Baltar. Délaissé depuis longtemps, il servit cependant à la préparation de la soupe populaire puis de cuisine à un régiment de soldats belges réfugiés à Quillan après la défaite de 1940. Il fut aussi utilisé par les services municipaux qui y entreposaient divers matériels. À l'intérieur, il n'était pas rare de rencontrer des rats de très belle taille, il faut aussi préciser que le principal égout de Quillan se jetait dans l'Aude, juste au pied de ses fondations.
La façade servait de panneau d’affichage pour diverses publicités: spectacles de la Cigale, réunions publiques et annonces municipales. La Halle fut démolie après la guerre de 39-45 démolition longtemps contestée. Jouxtant la Halle, se trouvait le Café Pech, devenu par la suite Café Journet. On y accédait par une seule porte coincée entre la Halle et la maison Ormières, une des plus belles de la ville. Notre place accueillait aussi les foires quasiment mensuelles: foire aux cochons, aux patates, aux comportes, car nous avions à Quillan un tonnelier fabricant de barriques, cuves, cuviers à lessives et comportes. N’oublions pas la foire des vendanges et bien d’autres encore. Tout autour de la place s’ouvraient les vitrines de plusieurs commerces: la mercerie "Gagne Petit" de la famille Pinard, la pharmacie Rey-Dussert, la quincaillerie Calvet dont je possède une pendule comtoise (marquée Calvet Quillan), la poissonnerie de Mme Fourcade dite "Babelette", l’épicerie de Louis Lauze, un établissement bancaire et la Poste de Quillan. Les deux statues de la Liberté qui y furent érigées tour à tour avaient déjà été enlevées. Telle était "place de l’Étoile" à nous Quillanais, sans Arc de Triomphe, toute simple mais si vivante ! Qu’importe les anecdotes que j’ai pu oublier, je ne raconte que les souvenirs d’un Quillanais dont la chance fut de naître, de pouvoir vivre au pays et d’y couler des jours heureux. Ce texte nous a été communiqué par notre compatriote Vincent Albas. |